Diagnostiquer et stabiliser les maladies des gencives et de l'os qui soutient les dents.
Le parodonte est l'ensemble des tissus qui entourent et maintiennent la dent : gencive, os alvéolaire, ligament parodontal, cément. Une atteinte de ces tissus fragilise progressivement la dent et peut, à terme, conduire à sa perte — alors même que la dent elle-même est saine.
La gingivite est l'inflammation de la gencive liée à l'accumulation de plaque dentaire. Elle se manifeste par un saignement au brossage, une rougeur et un gonflement gingival. Réversible lorsqu'elle est prise en charge précocement par un détartrage et une amélioration de l'hygiène, elle constitue le premier stade de la maladie parodontale et ne doit jamais être négligée.
Lorsque l'inflammation persiste, elle s'étend sous la gencive et détruit progressivement l'os qui soutient la dent. Des poches parodontales se forment entre la gencive et la racine, hébergeant des bactéries inaccessibles à la brosse. Les conséquences sont la rétraction gingivale, la mobilité dentaire et, à terme, la perte de la dent.
La parodontite est une maladie chronique : on ne la guérit pas définitivement, mais on la stabilise par une prise en charge rigoureuse. Plus le diagnostic est précoce, plus la stabilisation est facile.
Hygiène insuffisante (facteur principal). Tabagisme (réduit considérablement la réponse au traitement). Diabète mal équilibré. Stress chronique. Prédisposition génétique. Certains médicaments (immunosuppresseurs, antiépileptiques).
Une consultation spécifique permet de poser le diagnostic : sondage des poches parodontales sur chaque dent, mesure de la perte d'attache, évaluation de la mobilité, radiographies pour visualiser l'os. Le bilan complet établit la sévérité de la maladie et oriente la prise en charge.
La première étape, dans la majorité des cas, est un surfaçage radiculaire : nettoyage profond sous la gencive pour éliminer la plaque et le tartre fixés sur les racines. Cette phase est associée à un protocole d'hygiène personnalisé (brossage, brossettes inter-dentaires, parfois bains de bouche antiseptiques) et à un sevrage tabagique lorsque c'est nécessaire.
Une réévaluation est faite 6 à 8 semaines après. Dans la majorité des cas, l'inflammation est contrôlée et la maladie stabilisée par cette seule phase non chirurgicale.
Lorsque les poches restent profondes après la phase non chirurgicale, ou en présence de défauts osseux importants, une intervention chirurgicale peut être nécessaire : lambeau d'assainissement, greffe gingivale, comblement osseux, recouvrement radiculaire.
Ces actes sont orientés vers la parodontiste référente du cabinet. Le bilan parodontal complet est réalisé dans son cabinet, et le suivi se fait conjointement.
Une fois la maladie stabilisée, le patient entre en phase de maintenance parodontale : contrôles tous les 3 à 6 mois selon la sévérité initiale. C'est cette régularité qui maintient la stabilité dans le temps. Sans maintenance, la récidive est la règle.
La parodontite n'est pas qu'un problème dentaire. Plusieurs études ont établi un lien entre la maladie parodontale et un risque accru de complications cardiovasculaires, de diabète déséquilibré et d'accouchement prématuré. Traiter une parodontite, c'est aussi protéger la santé générale.
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